Mon arrivée en France

9 novembre 2017
Blog post

J’emporte toujours trop de choses avec moi. Je pensais avoir développé des techniques et avoir appris à voyager léger que ce soit pour les vacances, les week-ends ou encore pour des longs séjours à l’étranger. C’est du moins ce que je pensais en me préparant pour les huit mois à passer en France. J’avais dépassé de beaucoup plus de cinq kilos le poids autorisé, surtout à cause des vêtements chauds. Première erreur : ne pas avoir vérifier le temps en France et emmener des affaires en conséquences. Je déballe mes affaires et en fais le tri.

J’arrive ainsi à Paris sous le soleil, habillée chaudement, couverte d’une écharpe épaisse et de bottes. Il fait chaud, oui effectivement ce n’est pas encore l’hiver. C’est Aurélie qui est venue me chercher à l’aéroport. Aurélie travaille à Chartres où nous avons passé notre première nuit. Bien que nous soyons arrivées tard dans l’après-midi, nous avons décidé de visiter la ville immédiatement. Chartres est une très belle ville le jour et elle est magique le soir. Mais qui veut dire visite d’une nouvelle ville, veut dire aussi sens de l’orientation… Je ne l’ai pas, deuxième erreur : toutes mes excuses à Klára et Katia. Et pourtant, je ne pouvais pas souhaiter un meilleur premier jour en France. Avant d’arriver sur mon lieu de mission, à Saint-Amand-Montrond, nous avons passé quatre jours intensifs à Blois avec tous les volontaires. Ces quatre jours étaient pleins d’expériences, de nouvelles informations et de liens avec d’autres personnes.

Je suis arrivée à Saint-Amand le 18 octobre et je suis hébergée au Foyer de Jeunes Travailleurs, qui est aussi le lieu de ma mission ici en France. Il peut être difficile de vivre et de travailler au même endroit, mais laissez-moi vous dire qu’il y a aussi beaucoup d’avantages. Je suis une grande dormeuse et j’ai tendance à être en retard – beaucoup. C’est loin d’être une qualité et je travaille dessus, mais vous ne pouvez presque jamais être en retard au travail quand il ne faut que deux minutes pour y arriver. Bien que j’ai une petite cuisine, il est bon d’avoir une cafétéria deux étages en-dessous de mon appartement. Au fur et à mesure que je commençais à m’habituer à la nature de ma mission, il devenait clair que ma capacité à parler français était inexistante et que pouvait devenir un vrai problème. Heureusement, tous les gens qui travaillent au Foyer sont très gentils, même si notre communication est parfois un peu rocailleuse. Je tiens à remercier Jérôme Pascaud, le directeur du Foyer des Jeunes Travailleurs à Saint-Amand et Emeline Roze, ma tutrice, pour m’avoir aidée dans toutes les formalités et pour avoir facilité le processus d’adaptation. Parce que toutes les histoires de cauchemar que vous entendez au sujet de la bureaucratie française … elles sont vraies. Heureusement, le 6 novembre, j’ai commencé des cours de français, ce qui m’enthousiasme vraiment. J’espère que j’apprendrai aussi vite que possible afin d’être plus indépendante.

Je peine à croire que cela fait déjà trois semaines que je suis arrivée en France. Avec le recul, beaucoup de choses se sont passées. C’est habituellement juste de petites choses et je ne les réalise même pas jusqu’à ce que je parle de mes journées avec mes amis ou ma famille. Comme je n’écris pas un journal et que je ne fais pas des photos tous les jours, c’est une excellente façon de traiter cette expérience de huit mois.

Nikolas

 

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